IA générative et référencement SEO : le choix de la qualité maîtrisée

Yaseo rédacteur web sans IA, la qualité, l’originalité, l’efficacité de votre référencement sans les poncifs d’un texte automatique

L'IA prend de plus en plus d'importance chez les consultants SEO et rédacteurs web. Mais quel est le prix à payer pour ce « SEO pas cher » ?

Pourquoi cet article ?

L'intelligence artificielle (AI en anglais, IA chez nous) s'impose brutalement comme la grande révolution du 21e siècle. Elle s'ajoute ou vient conclure les phases préparatoires de l’information immédiate qu'étaient internet puis le smartphone. Dans ce monde de l'ultra-court terme, je vous invite, un peu à contrecourant, à prendre le temps de lire cet article, que je me suis permis d'écrire sans IA. 

Notez que je n’aborde ici que l’IA générative, et non l’IA prédictive utilisée surtout pour des calculs touchant les secteurs de la santé, la finance, le marketing, la chimie, la sécurité, la défense, la logistique, etc.

L'IA générative touche mon métier et mes compétences de plein fouet : je gère le référencement naturel et la rédaction de contenu web selon mes capacités d'analyse, de recoupement, de raisonnement et selon mon imagination (savoir utiliser sa créativité pour des objectifs commerciaux).

Mon analyse s'appuie sur les données recueillies par des logiciels SEO scannant les critères de référencement des sites sur lesquels je travaille, et sur ma lecture critique de ces mêmes sites. A partir de cette base d'informations, je rédige un audit regroupant tous les axes d'amélioration d'un site. 

Concernant le contenu optimisé des sites, avant d’entrer dans la phase d’écriture web, je sélectionne une liste de thèmes qui doit combler l'absence de résultats dans les moteurs de recherche, donc accroître le positionnement du site de mon client sur une plus large gamme d'expressions clés, assez rapidement et durablement. En tant que rédacteur web, je réunis différentes sources afin de rédiger l'article le plus complet sur un sujet précis. Ma sélection de mots clés et mon choix éditorial découlent de mon raisonnement et de mes décisions stratégiques afin de produire un texte cohérent, accrocheur, original, et qui sera bien référencé dans les moteurs de recherche grâce au respect des normes algorithmiques en place.

Cette activité prend un certain temps, elle apporte un plaisir également, celui du travail bien accompli.

Des métiers vidés de leurs substances

Avec l'arrivée d'IA génératives telles que ChatGPT et toute une cohorte  de chatbots AI, le métier de consultant SEO / rédacteur web a soudain pris un tournant déroutant. N'importe quelle personne connaissant la base algorithmique de Google et les fonctionnalités d'un site internet s'est attribué le titre de "consultant SEO et rédacteur web". Ce que je déplore le plus, c'est que parmi ces nouveaux acteurs du référencement SEO, certains peuvent avoir une faible capacité d'analyse, aucune qualité d'écriture, ni même de maîtrise de l'orthographe ou de la grammaire. 

J'ai également entendu dans mon entourage professionnel, des phrases étonnantes, comme : "Prompteur, c'est un métier". Poser une simple question dans une IA générative pour en copier-coller le texte -et se l'attribuer- serait un métier... Faut-il en déduire que passer du temps à rédiger la question la plus précise possible serait plus intéressant que d’écrire un article bien construit ?

Ces exemples semblent caricaturaux, mais ils risquent de devenir la norme dans les années à venir. On parle déjà de « promptologie ». 

L'IA générative est-elle un simple outil ?

Certaines personnes pensent que l'IA générative est un outil complémentaire à l'écriture. Leur devise serait :

J'ai écrit avec un stylo, puis avec le clavier de mon ordinateur. 
Maintenant avec l'IA.

La réalité est toute autre :

J'écris avec un stylo, puis avec le clavier de mon ordinateur.
Avec l'IA générative, je n'écris plus du tout.

Vous l'aurez compris, l'utilisation de l'IA générative comme remplacement d'une phase créative est trompeuse. Elle est loin des capacités cognitives des humains, à savoir réfléchir, argumenter, chercher soi-même des réponses, mettre en place un raisonnement, douter, être capable d'humour, de second degré. Une IA est d'ailleurs incapable à ce jour de créer un slogan pertinent, encore moins impertinent. 

L'IA générative pour seul intérêt économique ?

Au-delà de la curiosité qui nous amène à tester l'IA générative de textes, d'images, de films, de sons, la plupart d'entre nous utilise cette ressource pour automatiser des tâches chronophages, ou pour combler un manque de talent. Dans la première hypothèse qui m’intéresse ici, l’IA serait une solution pour être plus productif et accroître ses marges, ou même baisser ses tarifs pour capter un plus gros volume de clients et mettre à mal la concurrence.

Derrière ce schéma purement économique, lucratif, que reste-t-il en contrepartie ? Il faut savoir que pour l'activité de consultant SEO, rédaction web et référencement de sites internet, une exécution tout en IA aboutit à :

  • Des contenus de sites générés automatiquement sans relief, une compilation de définitions, de statistiques et de modes d’emploi, des paragraphes souvent répétitifs, donc peu /pas lus par des humains qui s'en lasseront vite. On s'acheminera vers des pages web faites par des robots, lues par d’autres robots qui indexent les pages web. A long terme, une décrédibilisation du web.
     
  • Une absence de garantie puisque les textes produits par l'IA générative peuvent être incorrects ou incomplets. Ils peuvent intégrer des parties erronées ou biaisées, car l'IA se fonde sur une recherche dans ses bases de données, elles-mêmes constituées par le web avec toutes ses approximations et contre-vérités.
     
  • Un usage de faussaire plutôt que de créateur. Sur une plus grande échelle que le SEO, prenons l'exemple de l'encyclopédie digitale du milliardaire Musk, Grokipedia. Elle a été réalisée entièrement par une IA à partir des milliers de pages de Wikipédia, œuvre humaine collective rédigée par des bénévoles. Des milliers d’heures de travail ont été aspirées en beaucoup moins de temps, avec ensuite une analyse des contenus pour en éliminer toute trace « contrevenante » à l’esprit et aux convictions politiques de son propriétaire, sans qu’aucune juridiction puisse y faire obstacle.

Voilà pourquoi je n'utilise quasiment pas les ressources de ChatGPT et autres chatbot IA. Je choisis le ton, le rythme, les mots clés selon ma seule appréciation, en fonction du type de client pour lequel je travaille, de la cible stratégique à atteindre. Les seuls cas où l'IA fait irruption dans mon travail concernent des phases répétitives lors de la "duplication" de landing pages géographiques, de manière à reformuler une même idée plusieurs fois. Cela reste une part bien faible de mon activité.

 

L'IA générative surconsommatrice de ressources

Plusieurs données chiffrées montrent que l'IA générative consomme de l'énergie dans des proportions considérables, bien plus qu'un simple cerveau. C’est un « gouffre énergétique » en électricité et en eau.

Les sources d'information sur ce sujet sont variées, nombreuses et sérieuses (voir les résultats dans Google), en voici quelques-unes : 

  • Autorité de la concurrence
  • Ademe
  • UNESCO
  • Sciences et avenir 
  • Le Monde
  • La revue scientifique de l'Institut Polytechnique de Paris :
    La consommation énergétique de l’intelligence artificielle explose avec l’engouement pour l’IA générative, bien que les données fournies par les entreprises manquent. Les interactions avec des IA comme ChatGPT pourraient consommer 10 fois plus d’électricité qu’une recherche Google classique, d’après l’Agence internationale de l’énergie.
    En 2026, la hausse de la consommation électrique des centres de données, des cryptomonnaies et de l’IA pourrait s’élever à l’équivalent de la consommation électrique de la Suède ou de l’Allemagne, par rapport à 2022. L’empreinte carbone de l’IA est loin d’être négligeable, ainsi, des scientifiques estiment que l'entraînement du modèle d'IA BLOOM émet 10 fois plus de gaz à effet de serre qu’un Français en une année. Il semble complexe de réduire la consommation énergétique de l’IA, rendant essentielle la promotion de sa sobriété pour l’avenir.
    Anne-Laure Ligozat - Professeure en informatique à l'ENSIIE et au LISN
    Alex De Vries - Doctorant à la School of Business and Economics à l'Université d'Amsterdam
    Article complet – Novembre 2024
     
  • Siecledigital.fr :
    Selon une étude récente menée par Alex de Vries-Gao, fondateur de Digiconomist, l’empreinte hydrique des systèmes d’IA pourrait représenter entre 312,5 et 764,6 milliards de litres d’eau pour l’année 2025. Un volume qui équivaut, voire dépasse, la consommation mondiale annuelle d’eau en bouteille, estimée à 446 milliards de litres.
    Bien évidemment, cette hausse s’inscrit dans le contexte de forte croissance de l’IA depuis l’arrivée de ChatGPT en 2022. Dès 2023, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) évaluait déjà la consommation d’eau liée à l’IA à 560 milliards de litres. Une progression directement liée à la multiplication des centres de données nécessaires à l’entraînement et à l’exécution des modèles.
    Dans le détail, l’AIE estime que 373 milliards de litres servent au refroidissement des data centers, 140 milliards à la production d’électricité et 47 milliards à la fabrication du matériel informatique. Des chiffres qui donnent une première idée de l’ampleur des ressources mobilisées, mais qui restent partiels…
    Frédéric Olivieri – Revue en ligne Siècle Digital
    Article complet – Janvier 2026 

 

Des solutions immédiates à l’échelle individuelle ?

Un label sans IA ?

Pour celles et ceux qui souhaitent continuer à produire un travail créatif "humain" englobant la rédaction de textes commerciaux pour le référencement, mais surtout la rédaction de recueils scientifiques, de romans, d'articles de journaux, la composition de musique, l'écriture de scénarios, la réalisation de films, la photographie : il paraît urgent de se signaler comme réalisant un travail dans les règles de l'art.

Comme il est impossible d'imposer un marquage de toute création née de l'IA, et que personne ne se dénoncera pour un tel usage, c'est à nous, utilisateur de nos neurones, de marquer notre présence par un label, un slogan, un tag qui mettrait en avant la valeur qualitative et l'engagement sociétal. Après les AOP, le sans OGM, les Produits Bio, c'est au tour du Garanti Sans IA (Ai-free, #NoAi) de faire son apparition. L'idée est lancée depuis quelques temps par différents acteurs du web. Attention toutefois à ne pas payer pour télécharger un "label" purement déclaratif...

 La portée de ce label reste très limitée. C'est avant tout un engagement déontologique.

Un blocage à la source ?

Une autre solution consisterait à empêcher les robots des principales appli IA de scanner et indexer les contenus d’un site (texte, images, etc.). En diminuant la source même de l’IA générative, celle-ci aurait un volume restreint à sa disposition et apporterait des réponses de moins en moins fiables.

Pour ceux et celles que cela intéresse, vous trouverez sur plusieurs sites des méthodes pour bloquer la visite des robots d'IA générative, pour éviter ainsi d’être pillé.e. Le lien ci-dessous comporte une liste intéressante de bots à stopper : 
https://www.didiermary.fr/bloquer-ai-bots-chatgpt-openai/2/

Être responsable avant de plonger dans un effet de mode

Je n'écrirai aucune conclusion à cet article, puisqu'à l'aube de 2026, ce débat commence à peine. En revanche, il vous est possible de suivre d’autres fils d’informations sur ce sujet, à partir de canaux très divers :

 

Crédit photo d'après Davisuko, Lynchburg, United States - Unsplash

 

Consultant référencement SEO Finistère Brest Bretagne : Yaseo

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